SOCIAL MOVEMENT ASSEMBLY DECLARATION WSF 2011

 

SOCIAL MOVEMENT ASSEMBLY WSF DAKAR 2011

The Social Movement Assembly process is a significant parallel process to the open space of the WSF that allows social movements from across the globe to converge to discuss common positions and call for collective action.  Below you can read the declaration from the Social Movement Assembly process at the WSF in Dakar. 

Here is a brief description of the process by Jerome Scott and Walda Katz-Fishman: "Social movement organizations – Grassroots Global Justice, World March of Women, La Via Campesina, International Alliance of Inhabitants, among many others – came together in the Social Movements Assembly to confront the 21st century realities of global capitalism, poverty, racism, patriarchy, war, and climate destruction and to put forth a declaration of unity of action. It lifts up the “new universality” of humanity in all our diversity – as both objects of capitalist exploitation and oppression, and as political agents of our history, our liberation, and our future."

Declaration of the Social Movements Assembly

 

Français : http://www.cadtm.org/Declaration-de-l-assemblee-des,6437

 

Español : http://www.cadtm.org/FSM-Declaracion-de-la-Asamblea-de

 

English :  http://www.cadtm.org/Declaration-of-the-Social,6448

 

Déclaration de l’assemblée des mouvements sociaux

11 février

 

Nous, réunies et réunis lors de l’Assemblée des mouvements sociaux du Forum social mondial 2011 à Dakar affirmons l’apport capital de l’Afrique et de ses peuples dans la construction de la civilisation humaine. Ensemble, les peuples de tous les continents mènent des luttes pour s’opposer avec la plus grande énergie à la domination du capital, cachée derrière des promesses de progrès économique et d’apparente stabilité politique. La décolonisation des peuples opprimés reste pour nous, mouvements sociaux du monde entier, un grand défi à relever.

Nous affirmons notre soutien et notre solidarité active aux peuples de Tunisie, d’Egypte et du monde arabe qui se lèvent aujourd’hui pour revendiquer une véritable démocratie et construire un pouvoir populaire. De part leurs luttes, ils montrent la voie d’un autre monde débarrassé de l’oppression et de l’exploitation.

Nous réaffirmons avec force notre soutien aux peuples ivoirien, d’Afrique et du monde dans leurs luttes pour une démocratie souveraine et participative. Nous défendons le droit à l’autodétermination et les droits collectifs de tous les peuples du monde.

Au sein du processus FSM, l’Assemblée des mouvements sociaux est l’espace où nous nous réunissons avec notre diversité, pour construire nos agendas et luttes communes contre le capitalisme, le patriarcat, le racisme et toute forme de discrimination.

A Dakar, nous célébrons les 10 ans du premier Forum qui s’est tenu à Porto Alegre en 2001. Au cours de cette période, nous avons construit une histoire et un travail communs qui a permis certaines avancées, notamment en Amérique latine, où nous avons réussi à freiner des alliances néo-libérales et concrétiser plusieurs alternatives pour un développement socialement juste et respectueux de la nature.

Au cours de ces 10 ans, nous avons également assisté à l’explosion d’une crise systémique qui s’est déclinée en crise alimentaire, environnementale, financière et économique, et qui a donné lieu à l’accroissement des migrations et déplacements forcés de populations, de l’exploitation, de l’endettement, des inégalités sociales.

Nous dénonçons le rôle des acteurs du système (banques, transnationales, grands médias, institutions internationales,…) qui, à la recherche du profit maximum, continuent leur politique interventionniste via des guerres, des occupations militaires, des supposées missions humanitaires, la création de bases militaires, le pillage des ressources naturelles, l’exploitation des peuples, la manipulation idéologique. Nous dénonçons également la cooptation qu’ils exercent à travers le financement de secteurs sociaux servant leurs intérêts, et leurs pratiques assistentialistes qui génèrent la dépendance.

Le capitalisme détruit la vie quotidienne des populations. Mais, chaque jour naissent de nombreuses luttes pour la justice sociale, pour éliminer les dégâts du colonialisme et pour que toutes tous obtiennent une qualité de vie digne. Nous affirmons que nous, les peuples, ne devons plus payer pour leur crise et qu’il n’y a pas d’issue à cette crise au sein du système capitaliste. Réaffirmant la nécessité de construire une stratégie commune de lutte contre le capitalisme, nous, mouvements sociaux :

Nous luttons contre les transnationales parce qu’elles soutiennent le système capitaliste, privatisent la vie, les services publics et les biens communs comme l’eau, l’air, la terre, les semences, les ressources minérales. Les transnationales promeuvent les guerres, par le biais de l’engagement d’entreprises privées et mercenaires et de la production d’armes, reproduisent des pratiques extractivistes nuisibles à la vie, accaparent nos terres et développent des semences et aliments transgéniques qui enlèvent aux peuples le droit à l’alimentation et détruisent la biodiversité.

Nous exigeons la souveraineté des peuples dans la définition de leur mode de vie. Nous exigeons la mise en place de politiques qui protègent les productions locales, donnent une dignité aux tâches agricoles et conservent les valeurs ancestrales de la vie. Nous dénonçons les traités néolibéraux de libre échange et exigeons la liberté de circulation pour tous les êtres humains.

Nous continuons à nous mobiliser pour l’annulation inconditionnelle de la dette publique de tous les pays du Sud. Nous dénonçons également, dans les pays du Nord, l’utilisation de la dette publique pour imposer aux peuples des politiques injustes et anti-sociales.

Mobilisons nous massivement à l’occasion des réunions des G8 et G20 pour dire non à ces politiques qui nous traitent comme des marchandises !

Nous luttons pour la justice climatique et la souveraineté alimentaire. Le réchauffement global est un produit du système capitaliste de production, distribution et consommation. Les transnationales, les institutions financières internationales et les gouvernements à leur service ne veulent pas réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Nous dénonçons le « capitalisme vert », et refusons les fausses solutions à la crise climatique comme les agrocarburants, les organismes génétiquement modifiés et les mécanismes de marché de carbone, comme le REDD, qui font miroiter aux populations appauvries des progrès, tout en privatisant et transformant en marchandises les forêts et territoires où ces populations ont vécu pendant des millénaires.

Nous défendons la souveraineté alimentaire et l’accord atteint pendant le sommet des peuples contre le changement climatique qui s’est tenu à Cochabamba, où des véritables alternatives à la crise climatique ont été construites avec les mouvements sociaux et organisations du monde entier.

Mobilisons nous, tous et toutes, en particulier sur le continent africain, pendant le COP 17 à Durban en Afrique du Sud et à « Rio +20 » en 2012, pour réaffirmer les droits des peuples et de la nature et arrêter l’accord illégitime de Cancun.

Nous défendons l’agriculture paysanne qui et une solution réelle à la crise alimentaire et climatique et signifie aussi l’accès à la terre pour celles et ceux qui la travaillent. Pour cela, nous appelons à une grande mobilisation pour stopper l’accaparement des terres et appuyer les luttes paysannes locales.

Nous luttons contre la violence envers les femmes qui est exercée régulièrement dans les territoires occupés militairement, mais aussi contre la violence dont souffrent les femmes quand elles sont criminalisées parce qu’elles participent activement aux luttes sociales. Nous luttons contre la violence domestique et sexuelle qui est exercée sur elles quand elles sont considérées comme des objets ou marchandises, quand leur souveraineté sur leur corps et leur spiritualité n’est pas reconnue. Nous luttons contre la traite des femmes, des filles et garçons. Mobilisons-nous tous ensemble, partout dans le monde, contre les violences faites aux femmes. Nous défendons la diversité sexuelle, le droit à l’autodétermination du genre, et nous luttons contre l’homophobie et les violences sexistes.

Nous luttons pour la paix et contre la guerre, le colonialisme, les occupations et la militarisation de nos territoires.

Les puissances impérialistes utilisent des bases militaires, pour provoquer des conflits, contrôler et piller les ressources naturelles, et promouvoir des initiatives antidémocratiques comme ils l’ont fait avec le coup d’Etat au Honduras et l’occupation militaire en Haiti. Ils promeuvent guerres et conflits comme ils le font en Afghanistan, Irak, république démocratique du Congo et beaucoup d’autres pays.

Nous devons intensifier la lutte contre la répression des peuples et la criminalisation de leurs luttes et renforcer les liens de solidarite entre les peuples comme le mouvement international de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël. Notre combat se dirige également contre l’OTAN et pour l’élimination de toutes les armes nucléaires.

Chacune de ces luttes implique une bataille des idées dans laquelle nous ne pouvons avancer sans démocratiser la communication. Nous affirmons qu’il est possible de construire une mondialisation d’un autre type, à partir des peuples et pour les peuples, et avec la participation fondamentale des jeunes, femmes, paysans et peuples autochtones.

L´assemblée des mouvements sociaux appelle les forces et acteurs populaires de tous les pays a développer deux actions de mobilisation, coordonnées au niveau mondial, pour contribuer a l´émancipation et l’autodetermination des peuples et pour renforcer la lutte contre le capitalisme.

Nous inspirant des luttes des peuples de Tunisie et d Egypte, nous appelons à ce que le 20 mars soit un jour international de solidarité avec le soulèvement du peuple arabe et africain, dont les conquêtes renforcent les luttes de tous les peuples : la résistance du peuple palestinien et saharaoui, les mobilisations européennes asiatiques et africaines contre la dette et l’ajustement structurel, et tous les processus de changement en cours en Amérique latine.

Nous appelons également à une journée d’action globale contre le capitalisme le 12 octobre, où, de toutes les manières possibles, nous exprimerons notre refus d’un système qui est en train de détruire tout sur son passage.

Mouvements sociaux du monde entier, avançons vers une unité globale pour défaire le système capitaliste ! Nous vaincrons !

 
 
 

FSM: Declaración de la Asamblea de los Movimientos Sociales

10 de febrero

Nosotras y nosotros, reunidos en la Asamblea de Movimientos Sociales, realizada en Dakar durante el Foro Social Mundial 2011, afirmamos el aporte fundamental de África y de sus pueblos en la construcción de la civilización humana. Juntos, los pueblos de todos los continentes, libramos luchas donde nos oponemos con gran energía a la dominación del capital, que se oculta detrás de la promesa de progreso económico del capitalismo y de la aparente estabilidad política. La descolonización de los pueblos oprimidos es un gran reto para los movimientos sociales del mundo entero.

Afirmamos nuestro apoyo y solidaridad activa a los pueblos de Túnez y Egipto y del mundo árabe que se levantan hoy para reivindicar una real democracia y construir poder popular. Con sus luchas, muestran el camino a otro mundo, libre de la opresión y de la explotación.

Reafirmamos con fuerza nuestro apoyo a los pueblos de Costa de Marfil, de África y de todo el mundo en su lucha por una democracia soberana y participativa. Defendemos el derecho a la autodeterminación y el derecho colectivo de todos los pueblos del mundo.

En el proceso del FSM, la Asamblea de Movimientos Sociales es el espacio donde nos reunimos desde nuestra diversidad para juntos construir agendas y luchas comunes contra el capitalismo, el patriarcado, el racismo y todo tipo de discriminación.

En Dakar celebramos los 10 años del primer FSM, realizado en 2001 en Porto Alegre, Brasil. En este periodo hemos construido una historia y un trabajo común que permitió algunos avances, particularmente en América Latina donde logramos frenar alianzas neoliberales y concretar alternativas para un desarrollo socialmente justo y respetuoso de la Madre Tierra.

En estos 10 años vimos también la eclosión de una crisis sistémica, expresada en la crisis alimentaria, ambiental, financiera y económica, que resultó en el aumento de las migraciones y desplazamientos forzados, de la explotación, del endeudamiento, y de las desigualdades sociales.

Denunciamos el rol de los agentes del sistema (bancos, transnacionales, conglomerados mediáticos, instituciones internacionales etc.), que, en búsqueda del máximo lucro, mantienen con diversos rostros su política intervencionista a través de guerras, ocupaciones militares, supuestas misiones de ayuda humanitaria, creación de bases militares, saqueos de los recursos naturales, la explotación de los pueblos, y manipulación ideológica. Denunciamos también la cooptación que estos agentes ejercen a través de financiamentos de sectores sociales de su interés y sus prácticas asistencialistas que generan dependencia.

El capitalismo destruye la vida cotidiana de la gente. Pero a cada día nacen múltiples luchas por la justicia social, para eliminar los efectos que dejó el colonialismo y para que todos y todas tengamos una digna calidad de vida. Afirmamos que los pueblos no debemos seguir pagando por esta crisis sistémica y que no hay salida a la crisis dentro del sistema capitalista!

Reafirmando la necesidad de construir una estrategia común de lucha contra el capitalismo, nosotros, movimientos sociales:

Luchamos contra las trasnacionales porque sostienen el sistema capitalista, privatizan la vida, los servicios públicos, y los bienes comunes, como el agua, el aire, la tierra, las semillas, y los recursos minerales. Las transnacionales promueven las guerras a través de la contratación de empresas militares privadas y mercenarios, y de la producción de armamentos, reproducen prácticas extractivistas insostenibles para la vida, acaparan nuestras tierras y desarrollan alimentos transgénicos que nos quitan a los pueblos el derecho a la alimentación y eliminan la biodiversidad.

Exigimos la soberanía de los pueblos en la definición de nuestro modo de vida. Exigimos políticas que protejan las producciones locales que dignifiquen las prácticas en el campo y conserven los valores ancestrales de la vida. Denunciamos los tratados neoliberales de libre comercio y exigimos la libre circulación de seres humanos.

Seguimos movilizándonos por la cancelación incondicional de la deuda pública de todos los países del Sur. Denunciamos igualmente, en los países del Norte, la utilización de la deuda pública para imponer a los pueblos políticas injustas y antisociales.

Movilicémonos masivamente durante las reuniones del G8 y G20 para decir no a las políticas que nos tratan como mercancías!

Luchamos por la justicia climática y la soberanía alimentaria. El calentamiento global es resultado del sistema capitalista de producción, distribución y consumo. Las transnacionales, las instituciones financieras internacionales y gobiernos a su servicio no quieren reducir sus emisiones de gases de efecto invernadero. Denunciamos el “capitalismo verde” y rechazamos las falsas soluciones a la crisis climática como los agrocombustibles, los transgénicos y los mecanismos de mercado de carbono, como REDD, que ilusionan a poblaciones empobrecidas con el progreso, mientras privatizan y mercantilizan los bosques y territorios donde han vivido miles de años.

Defendemos la soberanía alimentaria y el acuerdo alcanzado en la Cumbre de los Pueblos Contra el Cambio Climático y por los Derechos de la Madre Tierra, realizada en Cochabamba, donde verdaderas alternativas a la crisis climática han sido construidas con movimientos y organizaciones sociales y populares de todo el mundo.

Movilicémonos todas y todos, especialmente el continente africano, durante la COP-17 en Durban, Sudáfrica, y la Río +20, en 2012, para reafirmar los derechos de los pueblos y de la Madre Tierra y frenar el ilegítimo acuerdo de Cancún.

Defendemos la agricultura campesina que es una solución real a la crisis alimentaria y climática y significa también acceso a la tierra para la gente que la vive y la trabaja. Por eso llamamos a una gran movilización para frenar el acaparamiento de tierras y apoyar las luchas campesinas locales.

Luchamos contra la violencia hacia la mujer que es ejercida con regularidad en los territorios ocupados militarmente, pero también contra la violencia que sufren las mujeres cuando son criminalizadas por participar activamente en las luchas sociales. Luchamos contra la violencia doméstica y sexual que es ejercida sobre ellas cuando son consideradas como objetos o mercancías, cuando la soberanía sobre sus cuerpos y su espiritualidad no es reconocida. Luchamos contra el tráfico de mujeres, niñas y niños.

Defendemos la diversidad sexual, el derecho a autodeterminación de género, y luchamos contra la homofobia y la violencia sexista.

Movilicémonos todos y todas, unidos, en todas las partes del mundo contra la violencia hacia la mujer.

Luchamos por la paz y contra la guerra, el colonialismo, las ocupaciones y la militarización de nuestros territorios. Las potencias imperialistas utilizan las bases militares para fomentar conflictos, controlar y saquear los recursos naturales, y promover iniciativas antidemocráticas como hicieron con el golpe de Estado en Honduras y con la ocupación militar en Haiti. Promueven guerras y conflictos como hacen en Afganistán, Iraq, la República Democrática del Congo y en varios otros paises.

Intensifiquemos la lucha contra la represión de los pueblos y la criminalización de la protesta y fortalezcamos herramientas de solidaridad entre los pueblos como el movimiento global de boicot, desinversiones y sanciones hacia Israel. Nuestra lucha se dirige también contra la OTAN y por la eliminación de todas las armas nucleares.

Cada una de estas luchas implica una batalla de ideas, en la que no podremos avanzar sin democratizar la comunicación. Afirmamos que es posible construir una integración de otro tipo, a partir del pueblo y para los pueblos y con la participación fundamental de los jóvenes, las mujeres, campesinos y pueblos originarios.

La asamblea de movimientos sociales convoca a fuerzas y actores populares de todos los países a desarrollar dos acciones de movilización, coordinadas a nivel mundial, para contribuir a la emancipación y autodeterminación de nuestros pueblos y para reforzar la lucha contra el capitalismo.

Inspirados en las luchas del pueblo de Túnez y Egipto, llamamos a que el 20 de marzo sea un día mundial de solidaridad con el levantamiento del pueblo árabe y africano que en sus conquistas contribuyen a las luchas de todos los pueblos: la resistencia del pueblo palestino y saharaoui, las movilizaciones europeas, asiáticas y africanas contra la deuda y el ajuste estructural y todos los procesos de cambio que se construyen en América Latina.

Convocamos igualmente a un día de acción global contra el capitalismo el 12 de octubre donde, de todas las maneras posibles, rechazaremos ese sistema que destruye todo a su paso.

Movimientos sociales de todo el mundo, avancemos hacia la unidad a nivel mundial para derrotar al sistema capitalista!!

Nosotras y nosotros venceremos!!!

FSM Dakar (Senegal) – 10 de febrero de 2011

 
 
 

Declaration of the Social Movements Assembly

12 February

 

 

As the Social Movements Assembly of the World Social Forum of Dakar, 2011, we are gathered here to affirm the fundamental contribution of Africa and its peoples in the construction of human civilisation. Together, the peoples of all the continents are struggling mightily to oppose the domination of capital, hidden behind illusory promises of economic progress and political stability. Complete decolonization for oppressed peoples remains for us, the social movements of the world, a challenge of the greatest importance.

We affirm our support for and our active solidarity with the people of Tunisia, Egypt and the Arab world who have risen up to demand a true democracy and build the people´s power. Their struggles are lighting the path to another world, free from oppression and exploitation.

We strongly affirm our support for the Ivory Coast, African and world peoples in their struggles for sovereign and participatory democracy. We defend the right to self-determination for all peoples and people’s collective rights.

Through the WSF process, the Social Movements Assembly is the place where we come together through our diversity, in order to forge common struggles and a collective agenda to fight against capitalism, patriarchy, racism and all forms of discrimination.

We are celebrating the tenth anniversary of the Social Forum, which was first held in Porto Alegre in 2001. Since that time, we have built a common history of work which led to some progress, particularly in Latin America, where we have been able to intervene in neoliberal alliances and to create several alternatives for just development that truly honor nature.

In these ten years, we have also witnessed the eruption of a systemic crisis that has expanded into a food crisis, an environmental crisis, and financial and economic crises, and has led to an increase in migrations and forced displacement, exploitation, debt levels and social inequities.

We denounce the part played by the main actors in the system (banks, transnational companies, the mass media, international institutions, …) who, in their constant quest for maximum profits, continue with their interventionist politics of war, military occupation, so-called humanitarian missions, new military bases, plundering natural resources, exploitation of entire peoples, and ideological manipulation. We also denounce their attempts to co-opt our movements through their funding of social sectors that serve their interests, and we reject their methods of assistance which generate dependence.

Capitalism´s destructive force impacts every aspect of life itself, for all the peoples of the world. Yet each day we see new movements rise, struggling to reverse the ravages of colonialism and to achieve well-being and dignity for all. We declare that we, the people, will no longer bear the costs of their crisis and that, within capitalism, there is no escape from this crisis. This only reaffirms the need for us, as social movements, to come together to forge a common strategy to guide our struggles against capitalism.

We fight against transnational corporations because they support the capitalist system, privatize life, public services and common goods such as water, air, land, seeds and mineral resources. Transnational corporations promote wars through their contracts with private corporations and mercenaries ; their extractionist practices endanger life and nature, expropriating our land and developing genetically modified seeds and food, taking away the peoples’ right to food and destroying biodiversity.

We demand that all people should enjoy full soverignty in choosing their way of life. We demand the implementation of policies to protect local production, to give dignity to agricultural work and to protect the ancestral values of life. We denounce neoliberal free-trade treaties and demand freedom of movement for all the human beings.

We will continue to mobilize to ask for the unconditional abolition of public debt in all the countries in the South. We also denounce, in the countries of the North, the use of public debt to impose to unfair policies that degrade the social welfare state.

When the G8 and G20 hold their meetings, let us mobilize across the world to tell them, No ! We are not commodities! We will not be traded !

We fight for climate justice and food sovereignty. Global climate change is a product of the capitalist system of production, distribution and consumption. Transnational corporations, international financial institutions and governments serving them do not want to reduce greenhouse gases. We denounce ¨green capitalism ¨ and refuse false solutions to the climate crisis such as biofuels, genetically modified organisms and mechanisms of the carbon market like REDD, which ensnare impoverished peoples with false promises of progress while privatizing and commodifying the forests and territories where these peoples have been living for thousands of years.

We defend the food sovereignty and the agreement reached during the Peoples’ Summit against Climate Change, held in Cochabamba, where true alternatives to face the climate crisis were built with the social movements and organisations from worldwide.

Let’s mobilize, all of us, especially on the African continent, during the COP 17 in Durban in South Africa and in « Rio +20 » in 2012, to reassert the peoples’ and nature’s rights and block the illegitimate Cancun Agreement.

We support sustainable peasant agriculture ; it is the true solution to the food and climate crises and includes access to land for all who work on it. Because of this, we call for a mass mobilisation to stop the landgrab and support local peasants struggles. ´ We fight against violence against women, often conducted in militarily occupied territories, but also violence affecting women who are criminalized for taking part in social struggles. We fight against domestic and sexual violence perpetrated on women because they are considered objects or goods, because the sovereignty of their bodies and minds is not acknowledged. We fight against the trade in women, girls and boys. We call on everyone to mobilize together, everywhere in the world, against violence against women. We defend sexual diversity, the right to gender self-determination and we oppose all homophobia and sexist violence.

We fight for peace and against war, colonialism, occupations and the militarization of our lands.

The imperialist powers use military bases to trigger conflicts, control and plunder natural resources, and support anti-democratic initiatives, as they did with the coup in Honduras and the military occupation of Haiti. They promote wars and conflicts as in Afghanistan, Iraq, the Democratic Republic of the Congo and many others.

We must intensify the fight against repression and the criminalisation of the people’s struggles and strengthen the solidarity and initiatives between peoples, such as the Global Boycott Disinvestment and Sanctions Movement against Israel. Our struggle also aims at NATO and to ban all nuclear weapons.

Each of these struggles implies a battle of ideas in which we cannot progress without democraticizing communication. We affirm that it is possible to build another kind of globalization, made from and by the people, and with the essential participation of the youth, the women, the peasants and indigenous peoples.

The Assembly of the Social Movements calls the forces and popular actors from all countries to develop two major mobilisations, coordinated on the international level, to participate in the emancipation and selfdetermination of the people and strengthen the struggle against capitalism.

Inspired by the struggles of the peoples of Tunisia and Egypt, we call for March 20th to be made a day of international solidarity with the uprisings of the Arab and African people, whose every advance supports the struggles of all peoples: the resistance of the Palestinian and Saharian peoples ; European, Asian and African mobilisations against debt and structural adjusment plans ; and all the processes of change underway in Latin America.

We also call for a Global Day of Action Against Capitalism on October 12th, when we express in myriad ways our rejection of a system that is destroying everything in its path.

Social movements of the world, let us advance towards a global unity to shatter the capitalist system !

We shall prevail!

 
 
 

2011

إعلان الجلسة العامة للحركات الاجتماعية

نحن، المجتمعات والمجتمعين في الجلسة العامة للحركات الاجتماعية للمنتدى الاجتماعي العالمي 2011 المنعقد بدكار، نؤكّد على المساهمة الحيويّة لإفريقيا وشعوبها في بناء الحضارة الإنسانية. إنّ شعوب كلّ القارّات تناضل معا بأقصى طاقتها معارضةً لهيمنة رأس المال، هذه الهيمنة التي تتخفّى تحت عناوين الوعود بالتقدّم الاقتصادي والتظاهر بالاستقرار السياسي. إنّ تحرّرالشعوب المضطهَدة من الاستعمار يبقى بالنسبة إلينا نحن كحركات اجتماعية في كل مناطق العالم تحديّا كبيرا.

نؤكّد على مساندتنا وتضامننا الفاعل مع الشعبيّن التونسي والمصري وشعوب العالم العربي التي تهبّ اليوم مطالبةً بديمقراطية حقيقية وقيام السلطة الشعبية. إنّهم يشيرون إلى درب عالم آخر يتخلّص من الاضطهاد والاستغلال.

ونعيد تأكيدنا بكل قوّة على مساندتنا للشعب الايفواري وشعوب إفريقيا وكل العالم في كفاحها من أجل ديمقراطية سياديّة وتشاركيّة. كما نؤكّد على حقّ كلّ الشعوب في تقرير مصيرها.

إنّ جلسة الحركات الاجتماعية، في إطار مسار المنتدى الاجتماعي العالمي، هي الفضاء الذي يجمعنا بتنوّعنا لضبط أجنداتنا ونضالاتنا المشتركة ضدّ الراسماليّة والأبويّة (البطريركية) والعنصريّة وكلّ أشكال التمييز.

نحيي اليوم في دكّار مضّى سنوات عشر على أوّل منتدى اجتماعي كان قد انعقد سنة 2001 ببورتو أليغري. وقد نحتنا طيلة هذه الفترة تاريخا وعملا مشتركين ساهما في تحقيق بعض التقدّم وكان ذلك خصوصا في أمريكا اللاتينية حيث نجحنا في كبح التحالفات النيوليبرالية. وحيث تحقّقت بالملموس العديد من البدائل من أجل تنمية اجتماعية عادلة ومحترمة للطبيعة.

كما شهدنا طيلة هذه السنوات العشر انفجار أزمة شاملة آلت إلى أزمة غذائية وبيئيّة وماليّة واقتصادية. وقد أدّت هذه الأزمة إلى تفاقم النقل القسري للسكان والاستغلال والمديونية وانعدام العدالة الاجتماعية.

إنّنا ندين دور فاعلي النظام (البنوك والشركات العابرة للقوميات وكبرى وسائل الإعلام والمؤسسات الدولية...)، إنّ هؤلاء الفاعلين، وهم يسعون إلى الربح الأقصى، يواصلون سياستهم التدخّلية (الوصائية) عن طريق الحروب والاحتلال العسكري وما يعتبرونه بعثات إنسانية وإنشاء قواعد عسكرية ونهب الثروات الطبيعية واستغلال الشعوب والمناورة الإيديولوجية. كما ندين بنفس القدر استقطاب أولئك الفاعلين الدولة عن طريق تمويل قطاعات اجتماعية موظَّفة لمصالحهم وممارساتهم.

إنّ الرأسمالية تدمّر الحياة اليوميّة للنّاس لكنّ يظهر كلّ يوم العديد من النضالات من أجل العدالة الاجتماعية وإلغاء أضرار الاستعمار كي يعيش الجميع حياة كريمة. إنّنا نؤكّد، نحن الشعوب، أنّنا لن نسدّد فواتير أزمتهم. وأنّه لا خروج من تلك الأزمة في إطار النظام الرأسمالي. ونكرّر تأكيدنا على ضرورة بناء استراتيجية مشتركة للنضال ضدّ الرأسمالية.

 إنّنا كحركات اجتماعية :

-                   نناضل ضدّ الشركات العابرة للقوميات لأنّها شركات داعمة للنظام الرأسمالي وتخصخص الحياة والخدمات العامّة والخيرات المشتركة كالمياه والهواء والأرض والبذور والثروات الباطنية. إنّ الشركات العابرة للقوميات تشجّع الحروب عن طريق الشركات الخاصة والقراصنة وصناعة التسلّح متسبّبة في ممارسات مدمّرة للحياة. وهي شركات تحتكر أراضينا وتطوّر البذور والأغذية المعدّلة جينيا التي تحرم الشعوب من حقّها في الغذاء وهي مسبّبة كذلك في القضاء على التنوّع البيولوجي.

-              نسعى إلى فرض سيادة الشعوب في تحديد نمط حياتها ونطالب بإتّباع سياسات تحمي الإنتاج المحلي وتوفّر الكرامة وتحافظ على القيم الأصيلة للحياة. كما ندين الاتفاقيات النيوليبرالية للتبادل الحرّ ونطالب بحريّة تنقّل الأشخاص.

-              سنواصل التعبئة من أجل الإلغاء غير المشروط للديْن العمومي لكل بلدان الجنوب كما ندين في نفس الوقت استخدام الدين العمومي لفرض سياسيات غير عادلة وغير اجتماعية على السكان في بلدان الشمال.

-              لنعلن التعبئة الكثيفة بمناسبة انعقاد اجتماعات قمّة الثمانية ومجموعة العشرين وذلك لرفض هذه السياسات التي تعاملنا على أنّنا سلع.

-              نناضل من أجل عدالة مناخية والسيادة الغذائية. فالانحباس الحراري نتيجة مترتّبة عن النظام الرأسمالي إنتاجا وتوزيعا واستهلاكا. إنّ الشركات العابرة للقوميات والمؤسسات المالية الدولية والحكومات الخادمة لها ترفض التقليص من انبعاث الغاز المسبّب للانحباس الحراري. كما ندين "الرأسمالية الخضراء" رافضين حلولها الخاطئة للأزمة المناخية مثل الوقود النباتي والأجسام المعدّلة جينيا وآليات سوق الكربون مثل "تخفيض انبعاثات الكربون الغابوي" - REDD التي توهم السكان المفقّرين بالتقدّم وهي تخصخص الغابات والأراضي التي يعيشون بها منذ آلاف السنين محوّلة تلك الغابات والأراضي إلى سلع.

-              إنّنا ندافع على السيادة الغذائية والاتفاق الذي تمّ التوصّل إليه أثناء قمّة الشعوب ضدّ التغييرات المناخية المنعقدة بكوشابامبا حيث اقترحت الحركات الاجتماعية ومنظمات العالم بدائل حقيقية للأزمة المناخية.

-              لنعلن جميعا التعبئة وخصوصا في القارة الإفريقية أثناء  COP 17 بمدينة دوربان في جنوب إفريقيا وقمّة "ريو + 20 التي ستنعقد سنة 2012 وذلك لنؤكّد مجدّدا على حقوق الشعوب والطبيعة وإيقاف العمل باتفاق كانكون غير الشرعي.

-              إنّنا ندافع على فلاحة المزارعين باعتبارها حلاّ حقيقيا للأزمة الغذائية والمناخية والتي تعني أيضا تملّك الفلاّحين للأراضي التي يعملون بها. وننادي، من أجل ذلك، إلى تعبئة كبيرة لإيقاف انتزاع الأراضي ومساندة النضالات المحليّة للفلاّحين.

-              نناضل ضدّ العنف المسلّط على النساء والذي يمارس باستمرار في المناطق المحتلّة عسكريا وكذلك ضدّ العنف الذي تعاني منه النساء وتجريمهنّ لمشاركتهنّ النشيطة في النضالات الاجتماعيّة. ونناضل كذلك ضدّ العنف العائلي والجنسي الممارس عليهنّ ويتمّ اعتبارهنّ أشياءَ وسلعا وذلك حين لا يتمّ الاعتراف بسيادتهنّ على أجسادهنّ وأرواحهنّ. إنّنا نناضل ضدّ هذه المعاملة للنساء والفتيات والأطفال. فلنعلن جميعا التعبئة في كلّ مكان من العالم ضدّ العنف المسلّط على النساء. ولندافع عن التنوّع الجنسي وحقّ تحديد الجنس ولنناضل ضدّ العنف الجنسي.

-              نناضل من أجل السّلم وضدّ الحرب والاستعمار والاحتلال وعسكرة أراضينا.

-              تستخدم القوى الإمبريالية القواعد العسكرية لإذكاء الصراعات ومراقبة الثروات الطبيعية ونهبها وتشجّع على المبادرات المعادية للديمقراطية مثل ما فعلت ذلك مع الانقلاب في الهندوراس والاحتلال العسكري في هايتي وتعزيزها للحروب والخلافات كما تفعل ذلك في أفغانستان والعراق وجمهورية الكنغو الديمقراطية والعديد من البلدان الأخرى.

-              علينا أن نعزّز نضالنا ضد قمع الشعوب وتجريم كفاحها، وعلينا تعزيز روابط التضامن بين الشعوب مثل الحركة العالمية لمقاطعة إسرائيل ومعاقبتها ومقاطعة الاستثمار فيها. إنّ كفاحنا يتوجه كذلك ضدّ منظمة الحلف الأطلسي ومن أجل إلغاء كلّ الأسلحة النووية.

-              إنّ كلّ هذه النضالات تستتبع مواجهة الأفكار التي لا يمكن معها تحقيق التقدّم دون دمقرطة الاتصال. ونؤكّد أنّه من الممكن بناء عولمة من طراز آخر انطلاقا من الشعوب ومن أجلها وبمشاركة رئيسية من الشباب والنساء والفلاحين والشعوب الأصليّة.

-              تدعو جلسة الحركات الاجتماعية القوى والفاعلين الشعبيين في كل البلدان إلى تطوير تحرّكين للتعبئة عن طريق التنسيق على مستوى عالمي :المساهمة في تحقيق التحرّر وتقرير الشعوب مصيرها وتعزيز النضال ضدّ الرأسمالية.

-              ونحن نستلهم نضالات الشعبين التونسي والمصري ندعو إلى أن يكون يوم 20 مارس يوما عالميا للتضامن مع الشعب العربي والإفريقي حيث تعزّز الإنجازات نضالات كلّ الشعوب : مقاومة الشعب الفلسطيني والشعب الصحراوي والتعبئة الأوروبية والآسيوية والإفريقية ضدّ الديون والتكييف الهيكلي وكلّ مسارات التغيير الحاصلة في أمريكا اللاتينية.

-              ندعو أيضا إلى أن يكون يوم 12 أكتوبر يوما عالميا للنضال ضدّ الرأسمالية وأن يكون ذلك النضال بكلّ الطرق الممكنة معبّرين عن رفضنا لنظام هو بصدد تدمير كلّ شيء في طريقه.

الحركات الاجتماعية في كلّ العالم.. لنتقدّم نحو الوحدة الإجمالية لدحر النظام الرأسمالي. سننتـــــــــــصر

ترجمة : مختار بن حفصة

Raid attac/Cadtm Tunisie