International Women's Day 2017 Statement

Dear sisters, friends, activists and fellow fighters,

We women from the World March of Women unite our voices to honor the historic and vivid struggles of women and feminist movements around the world.

We denounce the global political context marked by the increasing governments’ takeover by rightists parties manifesting hate, racism, misogyny, intolerance and all forms of discrimination. We face the rise and radicalization of militarist violence used to control our territories - body, mind, land, waters, forests, knowledge and even our historic past, our present and our future in order to maintain patriarchy, neoliberal capitalism and neo-colonialism as dominant paradigms. Meanwhile, the development discourse falls empty where political elites are accumulating wealth shadowed by corruption, impunity and fragile institutions that are never accountable to the people.

Climate injustices are on the rise in every regions destroying livelihoods and causing deaths especially in poor communities. Nation states have been failing to advance their commitments on climate justice and keep delivering false solutions. We call the world to shame the President of United States of America who has gone backwards by denying the Climate Agenda.  Meanwhile, his discourse “America first” gives more power to American Corporations to go all over the world polluting, dispossessing local communities, exploiting human labor as they did centuries ago with slavery. As we all know, women in the south, migrant women, women of color, indigenous women and women from sexual minorities pay with their bodies and labor all the costs behind any Economic growth figure, behind any “greatness”.

In this context, women, either in the North or in the South are today facing the most harmful aggression of their rights, impacting in the increasing violence in forms of femicide, forced migration leading to women’s exploitation, traumas and deaths.

These are enough reasons for us to stand in solidarity with our sisters and all women in the struggle.

  • Around Africa, women resist to multiple forms of neo-colonial violence perpetrated by Transnational Corporations in extractives and agribusiness invading communities and destroying local livelihoods causing impoverishment. In those realities, women and girls face rape, forced marriages and early pregnancies, limiting their access to education denying them a life of dignity.

  • In the Arab world and Middle East there are women resisting fundamentalist groups planting terror in communities and exposing women to many forms of violence and brutality, including slavery. Women are taking action as self-determination and self-defense mechanisms.

  • In the Americas, Leftists are being replaced by extreme right governments who are destroying important gains of many decades, pushing back neoliberal agendas that serve capitalist interests. Women resist defending fundamental rights, and the rights of the nature and common goods, as a result they face criminalization of their struggle, mutilations and assassinations. 

  • Asia historically suffers the effects of colonialism and neoliberalism. Currently, while poverty increases as a result of the intensification of territorial control by TNCs, protected by global neoliberal policies, women are much more exposed to labor exploitation, sexual violence and women’s trafficking.

  • In Europe, in different regions women are opposing themselves to the backlash in their rights to abortion imposed by increasing fundamentalist forces mainly radicals taking control of States’ decision making processes. Austerity measures and security are being utilized to justify the renascence of radical nationalism causing intolerance against immigrants and other minority people/groups.

As we celebrate the International Women’s day, we support the proposal to an International Women’s Strike, because we believe on the need to building and strengthening our International feminism movement as a force to women’s international solidarity.  We value the self-organization of women in their local, national and regional context of struggles. We come united as global women, with the same voice we raised in our 10th international meeting “women in resistance, building alternatives for a better world” because, as we said, our movement is our alternative. We believe that by joining efforts with other women’s movements that are active in this call, we will strengthen the struggle around issues of common concern and we will gain more hope!

However, we continue to put emphasis on the Global Actions we’ve planned during our 10th International Meeting, namely:

  • April 24th - “Rana Plaza is everywhere!”, International day in WMW Calendar, where we take actions regarding women’s economy (Global Economic trends): The world of women’s labor, economic autonomy, etc;

  • June 3rd  - Global Action: 24 hours of Global Action on Peace and Migration.

  • Meanwhile, we support calls for Actions organized at regional level to address issues of regional concern

 

WE ARE ON THE MARCH UNTIL ALL WOMEN ARE FREE!

Chères camarades, amies et militantes,

Nous, femmes de la Marche mondiale des femmes, nous unissons nos voix pour rendre hommage à toutes les luttes historiques, pleines d’énergie, des femmes et des mouvements féministes de par le monde.

Nous dénonçons le contexte politique mondiale, marqué par un contrôle croissant des gouvernements par des partis de droite pleins de haine, de racisme, de misogynie, d’intolérance et de discriminations. Nous devons aussi faire face à une montée et radicalisation de la violence militariste employée pour contrôler nos territoires : corps, esprit, terre, eau, forêts, savoir et même notre passé historique, notre présent et notre futur ; pour perpétuer le patriarcat, le capitalisme néolibéral et le colonialisme comme paradigmes dominants. Dans le même temps, le discours du développement perd tout sens alors que les élites accumulent les richesses, sont discréditées par la corruption et l’impunité et que les institutions, fragilisées, ne rendent jamais de compte aux peuples.

Les injustices climatiques s’aggravent partout et détruisent les modes de subsistance, provoquant des morts surtout dans les communautés pauvres. Les Etats-nations ne parviennent pas à remplir leurs engagements sur la justice climatique et continuent à proposer de fausses solutions. Nous appelons le monde à jeter l’opprobre sur le président des Etats-Unis pour la régression que suppose son refus du plan d’action pour le climat. De même, son discours « Les Etats-Unis d’abord » confère plus de pouvoir aux entreprises des Etats-Unis pour qu’elles continuent à polluer, à dépouiller les communautés locales et à exploiter la main d’œuvre du monde entier, comme cela avait été le cas il y a des siècles avec l’esclavage. Nous savons bien que les femmes du Sud, les migrantes, les femmes de couleur, les autochtones, et des minorités sexuelles paient de leurs corps et de leur travail le prix de la croissance économique, sans en tirer aucune gratification. Dans ce contexte, nous femmes du Nord et du Sud devons faire face à la plus grande agression contre nos droits, qui se répercute par une violence croissante en termes de féminicides, de migrations forcées (qui débouche sur l’exploitation des femmes), de traumatismes et de morts.

Toutes ces raisons sont plus que suffisantes pour exprimer notre solidarité avec los camarades et avec toutes les femmes qui luttent.

  • Dans tout l’Afrique, les femmes résistent à de nombreuses formes de violence néocoloniale perpétrées par les multinationales du secteur extractif et de l’agro-industrie, qui envahissent nos communautés,  détruisent nos modes de subsistance et nous appauvrissent. Face à ces réalités, les femmes et les petites filles sont soumises aux viols, aux mariages forcés et aux grossesses précoces, ce qui limite leur accès à l’éducation et ne leur permet pas de vivre dignement.   

  • Dans le Monde arabe y au Moyen-Orient, les femmes résistent aux groupes fondamentalistes qui sèment la terreur dans les communautés et exposent les femmes à toutes sortes de violences et brutalités, y compris à l’esclavage. Les femmes y font face par des mécanismes d’autodétermination et d’autodéfense. 

  • En  Amérique, la gauche est en train d’être remplacée par des gouvernements d’extrême-droite qui détruisent les importants acquis des dernières décennies et reprennent les programmes néolibéraux qui servent les intérêts capitalistes. Les femmes résistent en défendant les droits fondamentaux, les droits de la nature et les biens communs et doivent affronter en retour la criminalisation de leur lutte, des agressions et des assassinats. 

  • L’Asie souffre historiquement des effets du colonialisme et du néolibéralisme. Aujourd’hui, alors que la pauvreté augmente en raison de l’intensification du contrôle du territoire par les multinationales, protégées par les politiques néolibérales mondiales, les femmes sont bien plus exposées à l’exploitation au travail, à la violence sexuelle et à la traite. 

  • En Europe, dans les différentes régions, les femmes s’opposent au recul de leur droit à l’avortement, imposé par des forces de plus en plus fondamentalistes et radicales qui prennent le contrôle des mécanismes étatiques de prise de décision. Les mesures d’austérité et de sécurité servent de justificatif à la résurgence d’un nationalisme radical qui provoque l’intolérance vis à vis des migrant-es et des autres minorités. 

A l’occasion de la Journée internationale des femmes, nous soutenons la proposition d’une grève internationale des femmes car nous croyons en la nécessité de construire et de renforcer notre mouvement international féministe, moteur d’une solidarité internationale des femmes. L’autogestion des femmes dans leurs luttes locales, nationales et régionales est essentielle. Nous nous unissons comme femmes du monde, de la même voix qui a été la nôtre lors de la 10ème Rencontre internationale “femmes en résistance, construisons des alternatives pour un monde meilleur” car, comme nous le disons, notre mouvement est notre alternative. Nous pensons qu’en unissant nos efforts avec d’autres mouvements de femmes actifs dans cet appel, nous renforçons la lutte sur des préoccupations communes et nous nous donnons davantage de raisons d’espérer.

Nous continuons à poursuivre les Actions mondiales que nous avons planifiées lors de notre 10ème Rencontre internationales, telles que

  • le 24 avril, - “Rana Plaza est partout!”,  Journée internationale du calendrier de la Marche mondiale des femmes avec des actions autour de l’économie des femmes (tendances économiques mondiales), le monde du travail, l’autonomie économique des femmes, etc. 

  • le 3 juin  - Action mondiale : 24 heures pour la paix et la migration 

  • Parallèlement, nous soutenons les appels à des actions organisées sur le plan régional pour aborder des questions régionales. 

TANT QUE TOUTES LES FEMMES NE SERONT PAS LIBRES NOUS CONTINUERONS EN MARCHE!

Queridas compañeras, amigas, activistas y luchadoras,

Nosotras, mujeres de la Marcha Mundial de las Mujeres, unimos nuestras voces para rendir homenaje a las luchas históricas y llenas de vigor de las mujeres y de los movimientos feministas de todo el mundo.

Denunciamos el contexto político mundial, marcado por la creciente toma de control de gobiernos por parte de partidos de derechas, que expresan odio, racismo, misoginia, intolerancia y demás formas de discriminación. También afrontamos la agudización y radicalización de la violencia militarista que se emplea para controlar nuestros territorios: cuerpo, mente, tierra, agua, bosques, conocimiento e incluso nuestro pasado histórico, nuestro presente y futuro, para mantener el patriarcado, el capitalismo neoliberal y el neocolonialismo como paradigmas prevalentes. Al mismo tiempo, el discurso del desarrollo pierde sentido cuando las élites políticas acumulan riqueza, empañadas de corrupción e impunidad y cuando las frágiles instituciones nunca rinden cuentas a los pueblos.

Las injusticias climáticas también aumentan en todas las regiones, destruyendo formas de subsistencia y provocando muertes sobre todo en las comunidades pobres. Los Estados-nación no logran avanzar en sus compromisos con la justicia climática y siguen proponiendo falsas soluciones. Instamos al mundo a avergonzar al presidente de los Estados Unidos por el retroceso que supone su rechazo del programa de acción para el clima. Igualmente, su discurso de “Estados Unidos primero” concede más poder a las empresas estadounidenses para que sigan contaminando, despojando a comunidades locales y explotando mano de obra por todo el mundo, igual que se hizo hace siglos con la esclavitud. Como bien sabemos, las mujeres del sur, las migrantes, las mujeres de color, indigenas y las que representan una minoría sexual pagan con sus propios cuerpos y con su trabajo el precio del crecimiento económico, sin ninguna recompensa.

En este contexto, las mujeres del norte y del sur afrontan hoy en día la mayor agresión contra sus derechos, que repercute en la creciente violencia en forma de feminicidio, migración forzada (que desemboca en la explotación de las mujeres), traumas y muerte.

Estas razones son suficientes para solidarizarnos con nuestras compañeras y con todas las mujeres que luchan.

  • • En toda África, las mujeres resisten a numerosas formas de violencia neocolonial perpetradas por compañías transnacionales del sector extractivo y de la agroindustria, que invaden las comunidades y destruyen sus medios de sustento, empobreciéndolas. Ante estas realidades, las mujeres y niñas sufren violaciones, matrimonios forzados y embarazos precoces, lo cual limita su acceso a la educación y les impide llevar una vida digna.

  • En el Mundo Árabe y en Oriente Medio, las mujeres resisten a los grupos fundamentalistas que siembran el terror en las comunidades y exponen a las mujeres a numerosas formas de violencia y brutalidad, incluida la esclavitud. Las mujeres están respondiendo con mecanismos de autodeterminación y autodefensa.

  • En las Américas, la izquierda está siendo reemplazada por gobiernos de extrema derecha que están destruyendo importantes logros de varias décadas y vuelven a traer agendas neoliberales que sirven a los intereses capitalistas. Las mujeres resisten defendiendo los derechos fundamentales y los derechos de la naturaleza y los bienes comunes, y en consecuencia se enfrentan a que se criminalice su lucha, mutilaciones y asesinatos.

  • Asia sufre históricamente los efectos del colonialismo y del neoliberalismo. En la actualidad, mientra la pobreza aumenta a consecuencia de que las multinacionales hayan intensificado el control territorial, con la protección de las políticas neoliberales globales, las mujeres están mucho más expuestas a la explotación laboral, la violencia sexual y la trata.

  • En Europa, en distintas regiones, las mujeres se están oponiendo al retroceso en su derecho al aborto, impuesto por fuerzas cada vez más fundamentalistas, sobre todo radicales que se están haciendo con el control de los procesos de toma de decisiones en los Estados. Se están utilizando las medidas de austeridad y la seguridad para justificar el renacimiento de un nacionalismo radical que provoca intolerancia hacia las migrantes y otras minorías.

Para celebrar el Día Internacional de la Mujer, apoyamos la porpuesta de un Paro Internacional de Mujeres porque creemos en la necesidad de construir y reforzar nuestro movimiento internacional feminista como motor de solidaridad internacional de mujeres. Valoramos la autogestión de mujeres en sus contextos de lucha locales, nacionales y regionales. Nos unimos como mujeres globales, con la misma voz que alzamos en nuestro X Encuentro Internacional “mujeres en resistencia, construyendo alternativas para un mundo mejor” porque, como dijimos, nuestro movimiento es nuestra alternativa. Creemos que al unir esfuerzos con otros movimientos de mujeres activos en este llamado, ¡reforzaremos la lucha en torno a preocupaciones comunes y cobraremos más esperanzas!

No obstante, seguimos destacando las Acciones Globales que planificamos durante nuestro X Encuentro Internacional, como:

  • el 24 de abril, - “¡Rana Plaza está en todos lados!”, Día Internacional en el calendario de la MMM, donde actuamos sobre la economía de las mujeres (tendencias económicas mundiales): el mundo laboral, la autonomía económica de las mujeres, etc.;

  • el 3 de junio - Acción Global: 24 horas de Acción Global sobre Paz y Migración.

  • Entretanto, apoyamos los llamados a las acciones organizadas en el contexto regional para abordar preocupaciones regionales.

¡SEGUIREMOS EN MARCHA HASTA QUE TODAS SEAMOS LIBRES!